ARLES N’EST PAS UNE CITE ORDINAIRE

Arles n’est pas une cité ordinaire. Elle est d’abord la plus vaste commune de France métropolitaine. Elle est aussi la ville de la planète qui compte le plus d’élevages de toros (espagnols et camarguais).
Enfin, ses arènes sont toujours gérées par des enfants du pays :
– Pierre Pouly de 1950 à 1985. Personnage hors norme : aventurier, torero, maire d’Arles (à la Libération) et aussi ganadero.
– Hubert Yonnet, ganadero également.
Enfin, Luc Jalabert, torero et éleveur.
Arles sera en feria dans moins de trois semaines. Au menu de la prochaine feria de Pâques: quatre corridas à l’heure vespérale et quatre spectacles divers le matin, mais pas de corridas. Selon Luc Jalabert, les corridas du matin, à part quelques exceptions, n’ont plus d’avenir : « Certes, le public aficionado a doublé depuis les années 60 et 70. Mais l’offre a été multipliée par quatre. Le public ne peut plus suivre. Les responsables d’arènes sont donc dans l’obligation de réguler l’offre. Sous peine de sérieuses déconvenues. A Arles, les matins de feria pas de corridas, mais des spectacles taurins divers qui touchent un autre public. »
Mais Luc Jalabert pense aussi à la feria du Riz au mois de septembre.
Depuis bientôt 10 ans, Arles programme une corrida goyesque dans un décor original imaginé par un artiste. Ce fut Christian Lacroix qui ouvrit le bal mais cette année, ce n’est pas un mais trois artistes qui décoreront les arènes. « Pour cette goyesque, nous avons programmé un solo de Juan Bautista pour le 15ème anniversaire de son alternative, dans un décor imaginé par trois artistes : le couturier Christian Lacroix, le plasticien Claude Viallat et l’architecte Rudy Ricciotti. Nous avons besoin de ce type de collaboration, poursuit Luc Jalabert, car la corrida n’est pas un spectacle comme les autres. »
Et Arles n’est pas une cité comme les autres.

Les commentaires sont fermés.