ENTRETIEN AVEC JOSELITO

   Peu de jours avant son retour en habit de lumières (15 juin 2014) , nous avons rencontré le maestro madrilène à Captieux où il avait présenté une novillada au cours de laquelle avait triomphé le Péruvien Roca Rey pour son début en piquée. Nous avons parlé avec Joselito de ses toros mais aussi, bien entendu, de son prochain rendez-vous comme torero.

 -Comment as-tu vu la novillada ?

-Ce n’est pas celle qui m’a le plus plue, il y a eu des novillos assez nobles, je n’ai pas du tout aimé le second qu’a affronté Clemente, et même si dans l’ensemble  la novillada a montré une certaine noblesse ce n’est pas ce que je veux, ce que je recherche. Il est vrai aussi que j’ai changé l’alimentation pour protéger les cornes, pour voir s’ils se les frottent moins.

-Quels enseignements peut-on tirer d’une novillada comme celle-ci pour l’avenir, pour le toro de quatre ans ?

-Qu’il faut attendre, en voir plus. Ces novillos n’ont pas été les meilleurs mais les becerras ont été assez régulières avec de bonnes notes. Il faut que je continue à regarder, à travailler, il n’y a que ça.

-Quelles sont tes corridas à l’affiche pour cette saison ?

-Sûres celle d’Istres le 13 juin, après il y aura trois toros dans une corrida à Mont-de-Marsan où nous partagerons le cartel avec des toros de Fuente Ymbro, mais pour l’instant c’est tout.

-Donc, uniquement en France…

-Non, on a aussi une novillada à Guadarrama.

-Concernant celle d’Istres, comment tu la pressens ?

-Elle est bien faite, on l’a fait courir au campo et elle devrait charger et si elle ne le fait pas il faudra voir pourquoi, continuer de travailler avec peut-être de nouveaux objectifs.

-Ces arènes vont être aussi importantes pour une toute autre raison…

-Oui, en ce moment je pense beaucoup plus à Istres comme torero que comme ganadero.

-Comment est venue cette idée ? C’est ton amitié avec Bernard Marsella ?

-Oui, l’année dernière j’avais présenté une corrida qu’avaient toréé Morante et Sébastien Castella et cette nuit-là ça a commencé à prendre forme. Le coupable, entre guillemets, ce fut José Antonio, même si c’est moi qui ait accepté l’affaire, mais en tout cas Morante en fut l’incitateur et j’y serai un an après.

-Après Istres, porteras-tu à nouveau l’habit de lumières ?

-Non, ce ne sera qu’une seule fois.

fotos bruno Lasnier

joselito

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