LE BÉTAIL RESPONSABLE DE L’ECHEC

San Isidro. 17ème corrida. Les automobiles ne fonctionnent pas sans essence ; les toros de combat sans caste. Même s’ils manquaient de force, le souci des toros de Juan Pedro Domecq c’est qu’ils ne servaient pas la corrida par leur manque absolu de caste, surtout dans des arènes comme celles de Madrid où on exige du toro avec du brio. Ils sortaient vivaces en piste, avec beaucoup de mobilité et d’engagement, mais s’éteignaient à la moindre pique et chargeaient ensuite avec docilité, sans se livrer, avec des charges courtes ou des coups de tête, qui remplaçaient leur manque de force et de race. Le 5ème toro, qui appartenait à Juan Manuel Criado, eut un meilleur comportement.

Devant semblables adversaires, José María Manzanares s’est justifié et a abrégé ; Cayetano n’a rien pu faire à son premier et son second il l’a toréé écarté et sans émotion ; quant à Joaquín Galdós, qui confirmait son alternative, il n’a absolument rien pu faire.

Ce fut en définitive la corrida qui n’a jamais existé

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