[:es]LA BREDE: FASCINANTE MAESTRÍA[:fr]LA BRÈDE: FASCINANTE MAESTRIA[:]

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Faena deslumbrante, vivida intensamente por todos los aficionados porque nadie se lo podía creer. Cuando salió ese sobrero de Fuente Ymbro de casi seis años, corralero entre otras plazas de la de Valencia, y esos andares, esa mirada, nadie hubiera apostado por él. Salvo Curro Díaz. El torero de Linares se la jugó, a cara y cruz, en una plaza portátil del suroeste de Francia. Sin un paso atrás, tragando, muletazo tras muletazo, con la mano a media altura y un temple cadencioso y poderoso. Pero donde puso en vilo al público fue con los naturales. Por ese pitón ya le había avisado el toro en el capote y pasó, despacio, mirando el cuerpo del torero y sabiendo lo que se dejaba detrás. Para colmo, Curro saboreó cada pase con esa toreria de un gran artista cuya primera cualidad es un enorme valor. La plaza se puso en pie. Lo mató de media certera y el toro dobló sin puntilla.

Todo un gesto de Curro en la portátil de La Brede que le honra como torero y demuestra la actitud con la que afronta este verano taurino.

Su primero fue un manso huidizo y blando ante el que dejó destellos de su arte.

Sirvieron dos toros de Fuente Ymbro. Uno con ritmo y alegría que le tocó en suerte a Román, que estuvo bullicioso con él. Le faltó relajo. En el siguiente, mas complicado, se vio desbordado yanduvo fatal con la espada. El otro toro bueno, con mucha clase, fue el sexto. Permitió que viésemos a un torero novel que atesora bastantes cualidades: Tomás Campos. Torea muy bien de capote, con regusto y de muleta, con la verdad por delante. Le faltan oficio y contratos, pero merece mas oportunidades para crecer.

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Faena éblouissante, vécue intensément par tous les aficionados car personne n’aurait pu l’imaginer. Quandsortit ce sobrero de Fuente Ymbro âgé de près de six ans, qui avait déjà figuré comme remplaçant dans des arènes comme celles de Valence, avec cette démarche, ce regard de côté, personne n’aurait parié pour lui. Le torero de Linares s’est joué la vie, à pile ou face, dans des arènes portatives. Sans le moindre pas en arrière, acceptant l’âpreté des charges, obligeant le toro charge après charge, avec la main à mi-hauteur et un temple à la fois suave et exigeant. Il provoqua le frisson, l’effarement des arènes quand il le toréa de la main gauche. Une corne où il l’avait déjà averti à la cape et où le toro passa lentement, en regardant de côté, sachant qu’il laissait derrière-lui. Le comble fut que Curro savoura chaque passe avec la toreria d’un grand artiste dont la première qualité est le courage. Les arènes étaient debout. Le matador acheva son œuvre d’une demi-estocade fulminante.

Tout un geste de ce torero qui prouve qu’il affronte cet été taurin avec un maximum d’ambition.

Son premier fut un manso fuyant et faible, par conséquent intoréable, où il y eut quand même quelques étincelles de Curro.

Il y eut à La Brède deux bons toros de Fuente Ymbro. L’un échut à Román, il avait du rythme et de l’allégresse, le torero aux origines espagnoles et bretonnes se montra avec lui bouillonnant mais manqua de temple, d’un peu plus de repos. Il fut débordé par le cinquième qu’il eut beaucoup de mal à tuer. L’autre bon toro, avec beaucoup de classe, fut le dernier. Il nous permit de voir un torero qui est en train de se forger et qui compte avec de bons atouts : Tomás Campos. Il toréa bien à la cape, avec du goût et à la muleta il s’engage avec franchise. Il manque évidemment d’expérience et mériterait davantage de contrats pour avoir une technique plus performante.

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