[:es]GAMARDE APOTEOSIS DE LUQUE[:fr]GAMARDE L’APOTHEOSE DE DANIEL LUQUE[:]

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Toreo mayúsculo, de una creatividad increible, que dejó subyugado al público. Por supuesto, la gente conoce a Daniel Luque, pero el nivel de madurez, de maestría que ha alcanzado Daniel Luque fue para muchos una revelación. De capote, ante su primer toro de Fernando Peña, lo bordó con una verónicas bellísimas, de una despaciosidad embriagadora.

Al toro lo mandó picar poco para luego exprimirlo hasta decir basta. Con una muleta poderosa y a la par sedosa, fue corrigiendo sutilmente las asperezas del toro, sin que le tocase en ningún momento el engaño, por naturales y derechazos medidos, saboreados. No se puede torear mejor, con mas empaque. Remató por luquesinas y cuando todos creíamos que iba a por la espada, siguió toreando y deleitándonos en una faena que parecía no tener fin y algunos empezaron a pedir el indulto.

No se le merecía, aunque tuviera calidad, sobre todo porque se la extrajo Luque. Si mata al toro, le corta el rabo. No fue así, pero tras pinchazo, estocada y dos descabellos, se le dió una oreja. En el otro toro no pudo lucirse de capote, pero de nuevo la armó con la muleta. Faena intensa, sin un desecho, de acople total de cabo a rabo, in crescendo, rematada con unas poncinas de dominio total. Esta vez estuvo certero con la espada y recibió dos clamorosas orejas.

Curro Díaz no tuvo suerte con su lote, el peor de la tarde. Al primero le faltó fuelle y le sobraron kilos. Aún así, el toreo de Linares le sacó dos tandas de naturales soberbias y lo toreó con mimo. Hasta donde el toro dio de sí, que no fue mucho. En el otro se gustó en el capote, buscando darle la réplica a Luque, y la primera serie de muletazos fue muy bella, pero el toro se vino también abajo, rematando con la cara alta, y Curro estuvo poco acertado con los aceros.

A Thomas Dufau se le vieron disposición y entrega, pero a su toreo le faltó temple y cadencia ante un lote que permitía mayor lucimiento. Su situación es complicada, se le nota que ha de torear más para asentarse pero las oportunidades escasean y no han de desaprovecharse. Sus paisanos le recompensaron con una generosa oreja en su primero.

La corrida de Fernando Peña fue noble en conjunto, bien presentada, mucho mas seria que en anteriores ediciones. Un exito, con la plaza llena, para esta corrida que abría la temporada en el suroeste.

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Toreo somptueux, d’une créativité renversante, qui subjugua le public landais. Les gens, bien entendu, connaissent Daniel Luque, mais pour beaucoup le niveau de maturité, de maestria qu’il a atteintes furent une révélation. À la cape, devant son premier toro de Fernando Peña, il excella dans des véroniques splendides, d’une lenteur enivrante. Il demanda à ce que l’on pique peu son toro pour pouvoir ensuite extraire tout de lui.

Avec une muleta à la fois puissante et soyeuse, il corrigea subtilement les aspérités de son adversaire, sans le moindre accrochage, par des naturelles et droitières pondérées, savourées. On ne peut pas mieux toréer, avec autant de goût. Il paracheva son immense faena avec des luquesinas et alors que nous croyions tous qu’il allait prendre l’épée, il continua à toréer, à nous ravir dans une faena qui semblait se prolonger à jamais et parmi le public on commença à demander l’ « indulto ». Ce que le toro ne méritait, même s’il avait de la qualité, surtout celles qu’en avait tirées le torero de Gerena. S’il le tue, il coupe la queue.

Mais ce ne fut pas le cas, mais malgré tout, après pinchazo, estocade et deux descabellos, il fut récompensé d’une oreille. Devant son autre toro, il ne put briller à la cape, mais il nous conquit une nouvelle fois à la muleta. Faena intense, sans le moindre déchet, à l’unisson du taureau du début à la fin. En crescendo, finissant avec des séries de poncinas enchaînées d’une domination totale. Cette fois-ci il fut efficace à l’épée et remporta deux oreilles triomphales.

La chance n’a pas souri à Curro Díaz avec son lot de toros. Le premier manquait de fond et pesait trop lourd. Malgré tout, le torero de Linares en tira deux séries de naturelles magnifiques et le toréa toujours avec beaucoup d’attentions. Jusqu’où le taureau le permit et ce ne fut pas beaucoup. Face à l’autre, il se fit plaisir à la cape et nous régala, en réponse au toreo de Daniel Luque. La première série de passes à la muleta fut d’une beauté exquise mais malheureusement le toro s’affaissa, manquant de forces, et Curro se défit de lui avec peu de réussite à l’estocade.

On a pu remarquer une nouvelle fois la volonté et la ténacité de Thomas Dufau mais il a manqué de temple, de rythme devant un lot de taureaux qui permettait davantage. Sa situation semble compliquée, on voit bien qu’il a besoin de toréer pour asseoir sa tauromachie mais les opportunités se font rares et il ne faut pas les laisser passer.

Il fut récompensé d’une généreuse oreille à son premier. La corrida de Fernando Peña fut noble dans l’ensemble, bien présentée, beaucoup plus sérieuse que dans d’autres occasions. Un très bon spectacle, avec le plein sur les gradins pour cette première corrida de la saison dans le Sud Ouest.

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