SEVILLE. GRANDES FAENAS DE FERRERA Y ROCA REY

Séville. Corrida de Résurrection. La corrida aurait pu être triomphale. La faena d’Antonio Ferrera au quatrième a été portée par l’inspiration tout en mesurant à la perfection les distances et les charges du taureau de Victoriano del Rio. Il y eut des moments d’une rare beauté, savoureux, certains considèrent qu’il prolongea en excès sa faena, ce qui lui porta tort à la mise à mort, mais le torero était ailleurs et nous a offert des passes d’une réjouissance partagée. Malgré une épée défectueuse et un descabello, il aurait dû couper, mais à Séville on aime se montrer parfois très strict avec les estocades.

L’autre grande faena de l’après-midi a été la première de Roca Rey à un excellent toro de Victoriano. Une faena qui a permis à Séville et à tous les aficionados qui suivaient la corrida sur leurs écrans de voir ou découvrir un Roca Rey en plénitude. Nous l’avons rarement vu toréer avec autant de profondeur et si lentement. Il y eut des passages magnifiques, des enchaînements surprenants, une créativité à fleur de peau. Il aurait dû couper deux oreilles mais le taureau, après une estocade très engagée, mit du temps à s’affaisser et les Sévillans, de manière incompréhensible, ne demandèrent qu’une seule oreille.

Pour le reste, la corrida de Victoriano del Rio fut décevante. Notamment le lot de toros de Manzanares, compliqué et incertain, le torero d’Alicante fit preuve de maîtrise et ne manqua pas d’engagement mais ce ne fut pas suffisant.

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