VIC-FEZENSAC, FIDELE A SON CONCEPT

Quatre toros auront marqué l’édition 2018 de la féria de Vic-Fézensac. Les deux premiers novillos d’El Retamar –le quatrième surtout qui aurait pu faire une vuelta-, le toro de la Quinta premier de la corrida concours –le meilleur de la féria- et dans une moindre mesure le sixième de Pedraza de Yeltes qui ira, néanmoins, vite à menos. Une féria, dans l’ensemble, très bien présentée, dans le ton de ce fameux toro de Vic qui fait toujours sensation à sa sortie, dans ce petit ruedo exigeant et convivial.

Côté torero César Pacheco, montra ses capacités lors de la novillada. C’est un jeune homme solide, idéal pour ces contextes guerriers. Une fois encore, à Vic, Domingo Lopez Chavez a montré l’étendue de sa science et de son expérience lors de la corrida concours où il s’est montré un parfait chef de lidia. Dommage que l’on ne fasse pas plus souvent appel à ses compétences. Nouvelle star du sud-ouest, Emilio de Justo a coupé l’oreille du dernier toro de la féria après une faena très exposée, volontaire et qui lui valut une dure voltereta. Oreille contestée par une partie du public en raison du bajonazo final.

Au chapitre des déceptions : le peu de réussite des premiers tiers -Oscar Bernal remportant néanmoins la palme lors de « la concours » et Laurent Langlois se distinguant lors de la novillada. Grosse déception du public vicois : la prestation ratée de Gabin Rehabi -un des enfants chéris des tendidos gersois. Des bregas ont été trop souvent bâclées et certains très attendus n’ont pas été à la hauteur des espérances mises en eux. Au chapitre des échecs on citera celui d’El Adoureño qui portait les couleurs de la France revenu à vide une fois de plus et d’Alberto Lamelas enfant chéri local qui n’a pas été cette fois ce héros stoïque rêvé. Sans doute aussi, attendait-on plus d’agressivité de la part de l’ensemble des lots choisis pourtant avec soin par les organisateurs.

Le cru vicois 2018 n’a pas eu la qualité de celui de l’année précédente. Néanmoins la plaza est restée fidèle à son concept, son image et sa tradition : elle demeure le rendez-vous de la famille torista et la capitale du « toro-toro ».

Pierre Vidal

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