GRANDE NOVILLADA DE EL JULI

Le Madrilène a de nouveau sorti une novillada exceptionnelle dans les arènes où il débuta en piquée France comme éleveur en 2010. Malgré les menaces d’orage, de grêle, les prédictions les plus alarmistes de la météo, les arènes de Captieux se sont pratiquement remplies. Sous un ciel voilé, les aficionados ont pu profiter de la noblesse regorgeant de classe du bétail, deux des novillos étant récompensés avec un tour de piste, et jauger les capacités des trois novilleros français en lice. Adrien Salenc, le plus expérimenté, a laissé une belle trace. Un début de faena à genoux tout en douceur, il a alterné ensuite les passes des deux côtés en cherchant la profondeur, à se faire plaisir. Le  novillo, qui avait fait un bon combat à la pique et fut l’un des plus lourds de la course, ne l’a pas suivi jusqu’au bout, cherchant même la sortie, ce qui n’a pas empêché qu’on l’honore avec un généreux tour de piste. Le novillo d’ouverture ne permit pas à Adrien de briller mais il se montra ferme, avec de l’assurance.

Le triomphateur fut Dorian Canton à qui échut un lot sensationnel, plein de noblesse et de transmission. Dorian manque de bagages, de finesse, mais il connecte bien avec les gradins. Bouillonnant et enthousiaste, ses efforts furent récompensés avec une sortie a hombros. Quant à El Rafi, novillero nîmois, il a montré de belles manières mais beaucoup d’inexpérience, tout est encore trop approximatif, enchaînant les passes sans construire de faena. Mais ne soyons pas non plus trop exigeants, ne boudons pas le plaisir que nous a procuré cette novillada et laissons le temps faire son œuvre.

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