CE DONT ON NE PARLE PAS

Il est vrai que Valence vient juste de finir, que les images et les émotions sont encore bien présentes,  que Castellón est en cours, que l’on vient d’annoncer les cartels de Madrid et que Séville va démarrer le 21 avril. Beaucoup d’actualité, de quoi remplir les pages des journaux et les rubriques d’internet.

Par contre, personne ne parle de deux toreros majeurs et qu’aucun d’entre nous n’a oubliés. Où est Alejandro Talavante ? Que fait-il ? Compte t-il revenir ? On nous l’avait annoncé après ses adieux surprenants à Saragosse où, faut-il le rappeler, il nous avait une nouvelle fois subjugués ce jour-là avec sa personnalité et son toreo uniques. Affaire de sous, étalage dans les médias de ce que je gagne, de ce que tu gagnes. En décembre, on disait qu’il allait être apodéré par son ami et empresario Pablo Alvarez Palillo et qu’il serait à l’affiche une trentaine de dates dont probablement Madrid, y ayant triomphé à la dernière San Isidro. Mais…plus rien. Il n’est à aucune feria, ni dans la moindre arène, et cela ne semble interpeller personne.

Si Alejandro pourrait être l’un des phares de la tauromachie actuelle dans une époque où elle est mise au banc des grands médias, la présence de José Tomás galvaniserait l’aficion. On dirait de nos jours qu’elle s’accommode à son absence, qu’elle n’attend plus le « monstre » de Galapagar, le laissant faire à sa guise, à son bon vouloir. Il est vrai que s’il y a bien un torero qui peut décider quand, où et combien, c’est bien lui. Il nous avait surpris l’année dernière en participant à une seule corrida, à Algeciras. Quand on revoit les images, c’est un régal et il nous manque.

N ‘y aurait-il pas un événement majeur en Espagne, en France ou dans les Amériques qui puisse l’inciter à revenir ? Pour l’heure, personne n’en parle, mais le temps passe et de plus en plus rares seront les occasions de le revoir.

photo Bruno Lasnier

Les commentaires sont fermés.