ADRIEN SALENC INTERESSE MADRID

Le novillo qui échut à Adrien Salenc était un bon toro. Bien armé et musclé, hormis être fort, il fut brave.
Vertigineux à la cape du torero de Nîmes, qui au lieu de l’arrêter et le fixer, préféra, de manière erronée, le toréer à la véronique. Avec un empressement identique, le toro arriva à la muleta. La faena d’Adrien eut beaucoup de mérite, car après le violent premier muletazo de chaque série, les suivants, bien contenus, au beau tracé, enthousiasmèrent avec raison le public.
La faena fut de haut niveau au début, moins ajustée au milieu, plus intense sur la fin. Vraiment dommage qu’il ait échoué à l’estocade -la réalité, il tue mal- car il aurait pu triompher à Madrid.
Juan Carlos Carballo, devant un mauvais lot, prouva qu’il a du métier. Et Jesús Díez s’est montré peu
expérimenté. La novillada de Pereda, plutôt mansa, sans relief, à l’exception du premier novillo de Salenc.

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