SAN ISIDRO CORRIDA 7 : ROCA-REY, MANOLETE D’AUJOURD’HUI

Madrid, 22 mai. La tauromachie tombe parfois si bas, comme quand cet aficionado du Tendido 7 se plaignit et gueula alors que Roca-Rey allait débuter sa seconde faena. Le torero venait juste de sortir de l’infirmerie où il venait d’être opéré d’un coup de corne que lui avait infligé son premier toro.

Quelques instants plus tard le monstre péruvien s’élevait plus haut que jamais. Qu’on ne me  demande pas de décrire sa faena au toro encasté de Parladé, la profondeur de ses passes de muleta,  l’intensité de ses enchaînements, la pureté du trait. Je dirai uniquement que dans les arènes des  milliers de spectateurs, à l’unisson, la virent et l’acclamèrent debout, extasiés. Comme lors de la  mythique faena de Manolete au toro « Ratón » il y a 74 ans. Il n’y aura donc pas d’analyse,

uniquement une constatation : le sacre à Madrid d’un torero qui marquera son temps. Il n’est pas de  Cordoue mais de Lima et s’appelle Andrés.

Avec lui partagea l’affiche El Cid, qui fit ses adieux à ces arènes. Il toréa avec une propreté  académique et fut chaleureusement ovationné. Quant à López Simón, il fit une bonne faena et coupa une oreille. Les toros de Parladé, braves, certains avec de la caste et d’autres avec de la caste. Le  troisième, très brave mais faible sur pattes, fut remplacé par un sobrero de Conde de Mayalde. non  dénoué de bravoure mais dangereux.

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