SAN ISIDRO 9 : JE PRÉFÈRE LE TORO DE QUATRE ANS[:]

Madrid, 24 mai. Les toros de Juan Pedro avaient cinq ans. On l’a bien vu : sérieux port de tête, charges plus hargneuses…et moins de vigueur physiques et dans les intentions. La tauromachie est une question de bon sens. L’homme à vingt ans est vaillant, à trente un peu moins et celui de quarante devient plus conservateur, c’est pareil pour les toros : celui de quatre ans se livre davantage dans ses charges. D’après les vétérinaires spécialisés dans la taureau de combat, à quatre ans celui-ci atteint son apogée biologique. Et cela le savent aussi les éleveurs.

Ceux de Juan Pedro manquèrent de force sur les flancs et en eurent beaucoup à leurs cous. Ils furent agressifs, mais si le vent avait été moins présent toute l’après-midi, les toreros auraient réussi à les faire charger davantage. El Juli eut le plus mauvais lot, pour la plus grande satisfaction des ultras. Paco Ureña s’imposa à ses deux toros et coupa une oreille. Et David de Miranda, qui confirmait son alternative, ouvrit la grande porte après une grande faena à un toro exceptionnel, sorti en dernier, qui n’eut pas de tour de piste posthume car c’était un Domecq.

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