SAN ISIDRO CORRIDA 1 : TOROS INTERESSANTS, TOREROS SANS SUBSTANCE

Madrid, 14 mai. La corrida de La Quinta (du pur Santacoloma) fut excessive de poids (50 kilos de trop pour certains, pour d’autres 100, voire 150) et bien entendu leurs charges n’ont pas pu être coulissantes. Elles furent courtes, ou avec la tête haute, ou encore freinées, et les toreros, malgré leur bonne volonté, eurent des problèmes pour les canaliser, les dominer, les toréer.

Les toros furent-ils braves et nobles ? Oui, mais ils n’ont pas pu faire face à leur handicap du poids, ni les toreros eurent la possibilité de chauffer les gradins. Madrid paye avec l’ennui le culte du taureau gros. Le meilleur de l’après-midi se produisit au tiers de piques dont le protagoniste fut Juan Francisco Peña devant le cinquième toro. Les arènes se mirent debout. Toute la beauté et l’émotion de cette suerte peu considérée émergea comme l’une des valeurs les plus authentiques de la tauromachie. Ce moment exceptionnel a t-il compensé l’ennui subi tout au long de la course ? À mon avis, non. J’insiste, j’étais indigné que des toros si braves aient été asphyxiés par le poids antinaturel exigé par le « veedor » de Las Ventas, et servi par l’éleveur.

Parmi les trois toreros, Ruben Pinar, Javier Cortés et Thomas Dufau, s’est distingué Cortés. J’aimerais le voir avec du bétail mieux présenté.

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