SAN ISIDRO CORRIDA 2. GRANDE FAENA DE MIGUEL ÁNGEL PERERA

Mercredi 15 mai. Les toros de Fuente Ymbro furent mous et manquèrent d’énergie. Est-ce la raison pour laquelle ils n’ont pas chargé ? La force est le support de la bravoure. Sans vigueur, même le plus brave semble manso.

Voila pourquoi on peut pas juger les prestations de Finito de Córdoba et de Diego Urdiales, on aurait dit deux musiciens avec les instruments cassés.

Celui qui affronta un toro brave -le ganadero saura pourquoi, car on suppose qu’il aura mangé et aura fait tout autant d’exercice que ses frères- fut Perera qui réalisa une grande faena, où il donna de la distance au toro, tous les avantages, et le toréa de la main droite avec une perfection absolue. L’émotion retentissait dans les arènes. Mais comme sur l’autre corne le toro chargeait moins bien et que les naturelles n’eurent pas la même perfection que les droitières, la seconde oreille remise au torero fut protestée par les aficionados les plus « sages ». Moi, comme je suis un inculte, j’étais content de ces deux trophées.

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