SENSATIONNELLE NOVILLADA DU CONDE DE MAYALDE

Braves au cheval, vifs aux banderilles et templés, nobles, avec de longues et profondes charges à la muleta, les novillos du Conde, bien présentés, chargèrent les six. Ils sortirent tous comme pour leur couper les deux oreilles, mais uniquement Rafael González en remporta une.

Lui et les deux autres novilleros, Marcos et Fernando Plaza, étaient logés à la même enseigne.

Ils ont appris la géométrie du toreo. Mais le toreo est une géométrie avec de l’âme. Les passes de cape et de muleta étaient géométriquement acceptables, parfois bonnes, mais ne disaient absolument rien. Connaître la technique tauromachique est une chose mais toréer est autre chose. Le public, exemplaire, les a traités avec indulgence, correction et aussi une logique froideur. Les novilleros d’aujourd’hui toréent peu dans les arènes où auparavant étaient programmées les novilladas. Il n’y a plus de sélection et arrivent à Madrid ceux qui pour des raisons diverses ont toréé un petit peu. Lamentable

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