SAN ISIDRO 24 : C’EST LE 7 QUI COMMANDE

Madrid, 13 juin. Une grande pancarte, exhibée sur le Tendido 7 alors que commençait la corrida, rendait hommage à l’élevage de Cuadri. Elle disait : « Don Fernando Cuadri, merci pour tout ». Que signifiait ce tout ? Le toro immense, surchargé de poids, laid dans sa morphologie, à l’arrêt au dernier tiers, avisé s’il était de mauvaise condition, fade s’il se prêtait plus, et âgé de cinq ans depuis deux ans.

Autrement dit, le type qui plaît, parait-il, aux aficionados du Tendido 7 et ennuie tout le reste des arènes. Ceux de cette journée se sont laissé piquer sans se battre, se sont défendus avec couardise aux banderilles et se sont arrêtés à la muleta. Les toreros, Rafaelillo, López Chaves et Octavio Chacón, ont justifié leur courage sans la moindre possibilité de triomphe. Et on regarda la corrida avec respect. Si les toros avaient porté une autre devise le scandale aurait été majeur. Ce ne fut pas le cas. C’est le 7 qui commande à Las Ventas.

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