DORIAN CANTON : UNE FETE GACHEE

Villeneuve de Marsan , mardi 6 août. Lleno de no hay billetes (2200 spectateurs) ; Toros de Las Dos Hermanas (1º, 2º, 3,° 4º, 5º et 6°) et Piedras Rojas (1 bis). Rubén Pinar : deux oreilles et ovation. Thomas Dufau, silence et un avis et salut du callejon. Dorian Canton, qui prenait l’alternative silence et silence.

Dorian Canton a pris l’alternative avec le toro « Flamenco » de Piedra Rojas (réserve), castaño né en mars 2014.

Photo Roland Costedoat

Dorian Canton n’a pas eu la fête qu’il espérait et qu’il méritait avec cette alternative prévue à Bayonne mais reportée pour cause de météo à Villeneuve-de-Marsan et à laquelle il manquait une meilleure opposition pour réussir. On retiendra néanmoins comme élément positif le lleno de no hay billetes. Dorian a de nombreux amis qui ne le lâcheront pas dans l’épreuve morale qu’il a subie.

Il n’en est pas responsable car les deux toros qu’il dut affronter, malgré un fond de noblesse, se montrèrent d’une faiblesse telle qu’il était impossible de briller devant eux. Il accueillit bien le premier à la cape, mais celui-ci fut changé pour boiterie. Le premier bis changea après la pique et son peu de force masqua son bon fond. Il reçut le dernier à genoux, mais l’animal s’arrêta vite, se couchant par terre. Pas d’option possible pour le Béarnais.

Rubén Pinar eut la chance de tomber sur le meilleur toro de la soirée « Riguroso » n°107. Un animal très noble avec de la transmission et qui dura. Rubén visiblement « a gusto » sortit le grand jeu et se montra profond et élégant à la cape comme à la multeta. Il le tua en deux fois et hérita d’un double trophée. Il fut bien aussi face à son second, noble et un peu plus solide que ses frères.

Visiblement fatigué par le virus (?) contracté au Pérou, Thomas Dufau a fait le maximum. Il nous a plu surtout à son premier passage après un bon début très technique, toréant avec douçeur par le haut, mais le toro s’éteignant rapidement la faena baissa d’intensité. Il tua avec difficulté. Il débuta  son second passage en fanfare, au centre par des changées, le toro baissant, l’enthousiasme s’ éteignit comme la chandelle.

La fête a déçu comme souvent ces événements programmés pour réussir. Dorian Canton est désormais le premier matador de toros béarnais, puisqu’il est originaire du village d’Asson au pied des Pyrénées, ainsi il est déjà entré dans l’histoire. Espérons que son histoire pesonnelle ne soit pas finie.

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