SAN ISIDRO (6ª CORRIDA). GRAN CORRIDA DE PUERTO DE SAN LORENZOGRANDE CORRIDA DU PUERTO DE SAN LORENZO

A los toros les sobró algún kilo, pero compusieron una gran corrida. Embistieron los bravos y también los mansos… que no lo eran tanto. Además, sus embestidas fueron elegantes, templadas y rítmicas: el gran fondo de Atanasio y Lisardo. Y calibraron a los toreros. El mejor valorado fue Paco Ureña, que hubiera cortado una oreja a su primero de haberlo matado bien. Pero el toro era de dos. ¿Qué le faltó a la labor del buen torero murciano, si dosificó buenas tandas de redondos y naturales? Sobredósis, esa intensidad que va de la aprobación a la pasión, del “bién” al “ole”, de la ejecución empeñada al toreo degustado. Sin embargo, con su segundo, sí mereció la oreja que conquistó, porque a las correosas embestidas se impuso la entrega y el mando del toreo. A Fandi, buen capotero, excelente lidiador, poderosísimo banderillero, vulgar y muy despegado muletero, le sobró oficio y le faltó todo lo demás. Y López Simón dio pases buenos y pases sin sentido. A veces hizo el toreo, pero nunca lo dijo. En resumen, a la corrida le faltó torero, y a los toreros les sobró el viento. A propósito, ¿por qué estos nunca miran las banderas y torean siempre donde bulle el vendaval?

Al público, tan poseído de su conocimiento en esta plaza, algunas preguntas:

¿Por qué se indigna cuando un picador pisa la primera raya en busca del manso, si dicha raya la impusieron los montados por el peligro que entrañaba ir a buscarlo casi en los medios?

¿Por qué siente como una afrenta que pique a un toro abanto y manso de salida el picador que hace puerta, si así lo elige su inercia bravucona?

¿Por qué pita a los toreros cuando quien lo hace mal es el toro?

¿Por qué aplaude tanto el cite cruzado, que suele ser una ventaja, y no valora el toreo dentro del toro y embraguetado, cruzado o no, el que forja largas y profundas embestidas, si luego jalea el segundo y tercer muletazo, cuando el torero está en su sitio y el toro en el suyo?

Menos mal que el grueso de la afición madrileña tiene más conocimiento que tanto presidente descarriado y tanto vocinglero “sabio”.

 

San Isidro, sixième corrida. Les toros ont eu quelques kilos de trop mais ce fut une grande corrida dans l’ensemble. Les braves ont chargé et les mansos aussi… qui ne l’étaient pas tant. De plus, leurs charges furent élégantes, suaves et rythmées : le grand fond d’Atanasio et Lisardo. Et ils calibrèrent les toreros. Celui qui s’en sortit le mieux fut Paco Ureña, qui aurait coupé une oreille à son premier s’il l’avait mieux tué. Mais le toro était de deux. Qu’a-t-il manqué au bon torero de Murcie qui dosa même de bonnes séries de passes enchaînées et de naturelles ? Surdose, cette intensité qui va de l’approbation à la passion, du « bien » au « olé », de la réalisation forcée à la tauromachie dégustée.

Cependant, devant son second, il mérita l’oreille qu’il obtint, car face aux charges hargneuses du toro il imposa l’engagement et le contrôle du toreo. Le Fandi, bon torero à la cape, excellent dans la lidia, puissant banderillero, vulgaire et très écarté à la muleta, étala son talent mais il lui manqua le reste. Quant à López Simón il fit de bonnes passes et aussi des passes sans sens. Il fit parfois le toreo, mais le dire, il ne le fit point. En résumé, une corrida où il a manqué du torero, et les toreros ont aussi été excédés par le vent. À ce propos, pourquoi ne regardent-ils jamais les drapeaux et toréent toujours où il y a plein de vent ?

Quelques questions au public si convaincu de sa science dans ces arènes :

Pourquoi il s’indigne quand un picador foule la première ligne en cherchant le toro manso, alors que cette ligne a été imposée par les picadors pour se préserver que suppose aller les cherche au centre de la piste ?

Pourquoi jugent-ils comme un affront le fait que le toro manso et fuyard dès sa sortie soit piqué par le picador qui garde la porte, si c’est ainsi que le pousse l’inertie du toro ?

Pourquoi on siffle le torero quand le toro est celui qui est réellement mauvais ?

Pourquoi on applaudit autant l’appel au toro croisé, qui est avant tout un avantage, et on ne valorise pas le toreo sur le terrain du toro et serré, croisé ou pas, celui qui permet de longues et profondes charges, si  par la suite on acclame le second ou troisième muletazo, quand le torero est à sa place et le toro à la sienne ?

Heureusement que la plupart des aficionados madrilènes que ces présidents égarés ou ces « sages » vociférants.

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