[:es]SAN ISIDRO 17 : GINES MARIN Y UN TORO DE DOMINGO HERNANDEZ[:fr] SAN ISIDRO 17 : GINES MARIN ET UN TORO DE DOMINGO HERNANDEZ[:]

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Por supuesto, lo protestaron de salida. Solo pesaba 525 kilos. Además, era bajo y muy reunido, con hechuras perfectas. Pero embestía como un rayo. Y con clase. Y con casta. Ginés lo vio al instante y le endilgó una verónicas excelsas, sinceridad en el cite, pellizco en el embroque y temple desmayado hasta el remate. Acosó el bravo al caballo, fue alegre y franco en banderillas, y en la muleta hizo el avión, humillaba y tomaba las curvas del toreo en redondo como un ciclista embalado.

Pero Marín lo templó, lo imantó a su mando lento y maravilloso, Faenón de dos orejas. El presidente le dio una porque esperó hasta que le ataron a las mulas y no cabía ya la segunda. Y con el sexto, otro bravo, otra gran faena. Y esta vez el presidente no le concedió ninguna, a pesar de la mayoritaria petición. ¿Por qué incumplen los presidentes de Madrid el reglamento que deben respetar? Por seriedad, una seriedad sinónima de la estupidez. En compensación, Ginés dio dos vueltas al ruedo.

Con Ginés Marín actuaron Sebastián Castella y Álvaro Lorenzo, que se enfrentaron a cuatro toros deslucidos y cumplieron con su obligación, la de matarlos.

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Bien entendu, on l’avait protesté à la sortie. Il ne pesait que 525 kilos. En plus il était bas et avec les cornes réunies, avec une morphologie parfaite. Mais il chargeait comme l’éclair. Avec de la classe.

Ginés s’en aperçut immédiatement et lui endossa de superbes véroniques, sincères dès le départ, avec de l’émotion au moment de la réunion et d’une doux relâchement jusqu’à leur fin. Ce toro brave  s’est battu au cheval, a été franc aux banderilles et « fit  l’avion » à la muleta, il baissait la tête et suivait les courbes du toreo tout en rondeur comme un cycliste explosif.

Mais Ginés le radoucit, l’aimanta à son pouvoir merveilleux et suave. Grande faena de deux oreilles. Le président n’en concéda qu’une avant que les mules ne repartent rendant impossible l’attribution de la deuxième. Nouvelle grande faena au sixième, devant un autre toro au brave comportement. Et cette fois il n’en donna même pas une alors que la pétition était majoritaire. Pourquoi les présidents à Madrid ne respectent pas le règlement ? Apparemment pour se montrer sérieux, un sérieux stupide. En compensation, Ginés Marín fit deux tours de piste.

Sébastien Castella et Alvaro Lorenzo partagèrent avec lui l’affiche. Confrontés à des toros peu brillants, ils se justifièrent.

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